Début de majeure

Première majeure entamée ce mardi. En consiste-t-il le début d’une majeure d’informatique? Des TD de Caml et de C et un premier cours d’automates, languages et calcuabilité. Qu’en dire? C’est bien sympa ce Caml!

Hier soir on est sorti dans Paris et on s’est fait abreuver à Murphy’s House, près de Louvre. C’était la rencontre mensuelle des Roumains de l’Île-de-France. Cette fois on était plus d’X: Radu, Alec, Iani, Bogdan Marinoiu, moi, Alex. À un certain moment est venue Irina, ancienne collègue de Bucarest; elle était au passage par Paris, sur son chemin de retour de Portugal.

Aujourd’hui moi et Alex nous sommes allés au bazar, qui se trouve à la Porte de Clignancourt. Un endroit vraiment pittoresque! Ce que j’y bien aimé cette fois a été un coin, une pièce organisée comme une salle de théâtre et peuplée de… volailles-poupées; il faisait sombre et l’ambiance était complétée avec une aire de “La Flûte Enchantée”, un dialogue entre Papageno et Papagena :-) Il y avait même un piano miniturisé avec un cocq au-dessus! Fantastique! J’ai fait une photo, mais je l’ai effacée pour contenter le chef de la boutique :-(

Aujourd’hui aussi j’ai rencontré en RER Tariq, collègue de Grenoble :-) Il est parisien pour l’instant: dans quelques mois il partira pour le Canada.

Vacances - continuation

Bien que j’écrive ces lignes dans un moment où je suis de nouveau en vacances, je ne vais pas parler de ces dernières, je continuerai à présenter l’épopée de cet été.

Pour résumer ou rappeler, je ne vous alloue que quelques mots: l’ennuyeuse ville natale et la convoitise de la quitter nous amenèrent sur l’excitant litoral roumain, dont le visage se fut renouvelé apparemment les deux dernières années. Des kilomètres de plages à sable fin et aux paillotes, de petits palmiers sur les allées, des fontaines artésiennes illuminées depuis l’intérieur, une multitude de restaurants, nombre de discothèques, même sur la plage… oui, il y avait une vie de nuit d’une intensité pas négligeable, dirais-je attisante. Tout commençait avant 9 heures, par de divers spectacles dans les jardins d’été, cinématographes ou théâtres en plein air; on pouvait continuer par une promenade, qui n’était qu’une manière plaisante de ressentir le chic de cette station: ici un concert, là un autre et partout de belles filles (et je dois avouer encore une fois que seulement en Roumanie on peut rencontrer une telle densité de beauté et de féminité).

Je suis sincère quand je dis que je ne goûtai pas de toutes ces friandises de Mamaia. Logés à Constanta, nous revînmes toujours dans notre chambre avant 2 heures du matin. Aussi sincèrement j’admis que, même si on se couchait à une telle heure, on ne fut jamais avant 10h30 sur la plage. Ayant donné quelques repères sur notre programme, je retourne aux choses et épisodes intéressants de notre séjour. Parmi les nouveautés de cette année se dénombre aussi Aqua Magic, le parc aquatique. On voulut y aller, au moins moi et Lucian, et par conséquent on le fit. Personellement, je vois Aqua Magic comme déjà une partie intégrante de cette station-là, par son spécifique que je n’avais pas rencontré auparavant: toute sorte de tobogans à couche d’eau, ruisseau sur lequel on pouvait envisager des balades en gonflables, bar en piscine… Comme il était effrayant lorsque l’on empruntait ces tubes inlassablement hauts, en spirale ou en hélice, tordus jusqu’au point où ils te donnaient la sensation non plus de chuter, me de déplacement en haut! De surcroît, au cas où la vitesse du sujet fût devenue trop accentuée, on s’unissait au tourbillon et on vivait intensément la noyade, même s’il ne s’agissait que d’une paire de secondes ;-)

Lors de ma sortie d’Aqua Magic, je reçus l’appel de… ma filleule, qui venait d’arriver à la mer. Nous nous établîmes un rendez-vous dans peu de temps. Elle et sa famille avaient traversé le pays pour passer une semaine sur le litoral; indécidés sur la station, ils vinrent à Mamaia après être passés par Eforie Nord. Et nous voilà: moi, Anca, son frère et leurs parents, déambulant dans le parc de distractions de Mamaia, un vieil endroit de cette ville; plus tard, on se promenait au bord de la mer, les pieds nus. Ce ne fut qu’assez tard que j’intégrai de nouveau la “famille” Zait.

Ayant notre propre voiture, il aurait été dommage que nous ne fissions pas une excursion pour parcourir le collier entier des stations litorales. Il est vrai, il y a des contrastes visibles par rapport à Mamaia. Premièrement, le flux de touristes est plus appaisé et ici on entrevoit donc une solution pour ceux qui veulent éviter l’agglomération humaine. Puis on peut discuter d’un écart de quelques ans: il est évident que l’infusion d’argent est plus présente en Mamaia. Néanmoins, la paix de ces stations doit être un grand atou, puisque le nombre de touristes étrangers est semblable. Et on vit donc Eforie, Jupiter, Neptun, Olimp, Saturn et Vama Veche. Dans ce dernier endroit on sentait encore très bien l’esprit hippy qui lui fut toujour caractéristique: pas de contructions, mais seulement des tentes près du sable de la plage ;-) Plus tard, de retour à Constanta, ce ne fut que moi qui se dirigea vers Mamaia, pour une sacrée baignade. Et la chance me sourit: je rejoignis Anca et Victor et plus tard le coucher du soleil nous trouva là, les serviettes autour des corps.

Le lendemain j’allais rencotrer Cristi, mon cher camarade de Grenoble et d’avant. Une matinée pendant laquelle Lucian, avant qu’il nous laisse, sauta à l’élastique :-) Matinée qui compris de la plage aussi et de la palabre même plus. Cristi et moi, nous ne nous vîmes pas depuis un an… on continua à causer tant que l’on put, c-à-d pour encore 20 heures: nous déjeunâmes, reprîmes les bains de soleil, nous baignâmes et vers le soir nous nous séparâmes pour 4-5 heures où je revins dans ma chambre pour préparer mon bagage. À 10 heures du soir, on se rencontrait de nouveau; j’avais arrangé un petit rendez-vous avec deux filles de Dorohoi, avec qui on se croisa un soir devant le casino. Après un vin sur une terrasse, nous entrâmes tous dans une discothèque en plein air et on se sentit bien. À partir de 3 heures on ne fut que nous et on continua de déambuler ou de balayer les plages sous nos pas rallentis. L’air de la nuit était frais et nos têtes étourdies. Et ainsi, en errant vers le sud, nous apercûmes au-dessus de la mer le premier fil de lumière diurne. Il n’était que 4 heures. Graduellement, la nuit disparaissait… à 5h les oiseaux marins prenaient leur collation, mais le lever du soleil se laissait attendre. Il faisait froid et, n’étant pas équipé comme les rêveurs qui dormirent sur des chaises-longues pour se reveiller aux premières lueurs de l’aube, je me mis à l’abri d’une échoppe. Je m’assoupis.

Non, je ne ratai pas le lever du soleil, l’attente ne fut pas inutile. Il aurait été 6 heures moins 5… La lumière rougeâtre s’intensifiait, l’astre remuait vite et le jour s’accomplit. Il s’ensuivit un chocolat chaud pour chacun de nous et une longue séparation dans la station d’essence où Lucian devait me récupérer. On quitta le litoral ce matin-là.

La voiture non plus ne voulait pas rentrer. Elle s’abîma à 70km de Constanta et il fallut que nous roulassions sans vitesse et que nous arrêtassions toutes les 30 minutes, puis même plus souvent. Le moteur était haché et on n’était pas du tout sûr que l’on puisse arriver à Dorohoi. À Bacãu, la fréquence des arrêts était plus que menaçante: on ne pouvait pas aller plus de 10km sans changer d’eau! Je pensait à rester là, chez ma tante. Mais… la solution sauvetrice apparut: un couvercle éloigné nous permit de baisser la fréquence maudite citée ci-dessus… nous fûmes dans Dorohoi à minuit moins quart.

Dorohoi, ma ville bien aimée! Qu’est-ce que tu me manquas! Revenu à Dorohoi, je repris les petites affaires que je devais résoudre, comme le dossier pour mon auto-école (casier judiciaire, certificat de baccalauréat etc.). D’une autre part, j’aidais mes parents en ce qui concernait la rénovation qu’ils avaient entamée. Ah, c’est vrai: sur cette page de journal je ne glissai aucun mot sur mes parents! Que dire? Je les trouvai plus ennuyés que l’année précedente, ma mère plus consciente de ce que la retraite pouvait être, mon père plus vieilli et plus désarmé. Mais la vie n’est pas toujours juste :-(

2 jours avant l’examen je fis une courte visite à la campagne et je vis ma vieille tante Maria, mon cousin Ovidiu et ses parents. Le lendemain de cet examen-là je partais de Dorohoi pour Bacãu, d’où, après un jour, je repartais pour Iasi. C’étaient les derniers jours en Roumanie.

À Bacãu je visitai Minica et rencontrai Radu, qui m’a confessé de son périple canadien. Je vis aussi mon oncle Mihai et ma tante Ninetta et mon cousin Lorinel, le docteur (un type qui, jeune lycéen, eut écrit dans les almanachs de SF et qui finit par faire une carrière en médecine, mais dont le confort matériel actuel ne le rend pas moins dégoûté par ce qui signifie la Roumanie). Et puis, comme je vous le dis déjà, Iasi ;-) Arthur, Odette, les marraines, cousins et les cousines… même Benone de Bucarest et sa famille étaient au passage. En plus, je rencontrai Cornel, le fils de ma marraine, qui, après le chemin de Bavière, avait trouvé celui de Toscane. L’analyse de la société italienne faite par un pauvre ingénieur en constructions parraît un sujet intéressant, n’est-ce pas? Je vous assure que ça se peut s’avérer captivant :-) Mais je ne le mettrai qu’en annexe.

Et me voilà, un matin de lundi, dans le joli aéroport de Iasi. Je m’envolais pour la France, ou je l’espérais, parce que je n’avais pas de réservation pour la deuxième partie du vol, Bucarest-Paris. Mais je m’arrête ici, vu que la fin est connue: je suis dans ma chambre, à Polytechnique.

Quelques mots sur mes vacances

C’est vrai que je n’ai pas offert trop de détails sur mes vacaces d’été. Peut-être parce qu’il n’y avait pas grand’ chose à dire… Dorohoi 75%, Iasi 12%, litoral 7%, montagnes (Câmpulung) 3%. Oui, je sais être concis :-)

Je suis arrivé à Iasi le 6 juillet. C’était pour la première fois que j’évitais la capitale, trop bruyante et vile pour qu’il vaille la peine d’y perdre même quelques heures. J’ai donc voyagé avec l’avion jusqu’à Iasi… un très petit aéroport, dont la piste fonctionnait, la plupart du temps, comme terrain de foot :-) Non, j’exagère un peu; mais je pus observer dans la proximité (à 150m) un tel terrain. Aéroport miniaturisé, par conséquent assez opératif. Mais par qui étais-je attendu là ? la surprise que j’avais machinée avec Ciprian réussit: mon frère et ma soeur étaient là , sans savoir qui devait arriver :-) Bien-sûr, on ne conçoit pas trop que quelqu’un fasse un vol interne et ne prenne donc pas le train… c’est juste: si on arrivait avec l’avion, on avait la coutume de continuer en train le voyage de Bucarest jusque chez soi.

Ainsi, moi, Ciprian, Loretta, Arti et Odeta nous montâmes dans la nouvelle Renault Scénic de Cipi et on s’arrêta chez Rodica…

À Iasi je me suis bien senti, comme d’habitude. Beaucoup de monde à voir: ma tante Rodica, mes cousines - Natacha, Ada, Patricia… mes marraines - la grande marraine et Brândusa, la “petite”… Ema avec son epoux, Chuck, et leurs gosses (c-à-d mes neveux), Warren et Eric… la petite fille de Cipi et Loretta - Rebeca… ma vieille cousine Genovica et ses enfants - Andrei et Eliza. En plus, un potentiel futur membre de la famille - Florin, le copain d’Odette. (À propos: je fus content de visiter Cipi chez lui, d’y faire karaoké, de jouer avec Beckie.) Et des bonus: collègues de chambre de ma soeur, n’ayant plus envie de partir “en vacances”. En fait, l’une d’elles, Ana, devait passer l’examen de titulature dans une semaine… cette fille de Babadag, qui savait parler turque, m’a présenté les nouvelles du delta du Danube: prix exorbitants en tourisme, de l’ordre de 100 euros par jour; en plus, hôtels à capacité maximale! Peu croyable, mais vrai; je crois que ces prix sont dûs à l’infrastructure touristique faible, qui n’est pas prête à couvrir la demande; à mon avis, ça doit rester comme ça, pour que le delta ne soit pas irreversiblement touché.

C’est alors que j’appris la détermination de mes parents de Iasi de s’envoler pour toujours: la fièvre du miracle canadien s’était bien pelotonnée parmi leurs rêves. Rodica et ses filles allaient suivre Vasile, qui habitait déjà en Colombie Britanique. Ciprian et Loretta s’étaient eux aussi épris de ce pays et surtout de Vancouver, au moment où ils étaitent allés rendre visite à leur père, Vasile. À présent, ils ont tous déposés les documents à l’ambassade et attendent. Je crois qu’ils vont réussir.

Le 10 juillet j’arrivais à Dorohoi, doué d’un nouvel ordinateur, pas très cher, pour les miens… un ordinateur acheté du magasin de Cipi. Lucian et ma mère m’attendirent à la gare. Deux jours après, je commençais les cours de l’autoécole, qui devaient me remplir le temps de ce moment-là jusqu’à mon départ. Un début sympatique de ma carrière de chauffeur: 2 heures samedi, 4 heures dimanche et je ne savais ni comment rotir le volant ;-) Et tout ça se finit par l’examen, où je n’ai pas réussi à valider la partie… théorique. Même si, sorti de cette première épreuve, j’étais sûr que tout s’était bien passé. Mais cet épisode se déroula la veille de mon départ de Dorohoi et j’avoue que je n’ai pas l’intention de me soustraire des divers détails que je dois; donc revenons!

Que fis-je pendant 7 semaines à Dorohoi? J’ai toujours tenté d’évader :-) Les quelques personnes que je voyais étaient Lucian et son frère, d’un côté, et mon cousin Daniel, d’un autre. Daniel venais de finir la faculté de droit et allait passer l’examen de magistrature, à Bucarest; ces jours il doit l’avoir déjà passé et je suis curieux sur le résultat. Lucian et Iulian sont êtres bien éloignés de la moyenne, au moins en ce qui concerne l’aspect du contact social. Et d’autres gens soit je ne connaissais pas, soit je ne me sentais pas attiré par l’idée de les rencontrer, soit ils n’étaient pas là. Mais il arrivait que Odette venait à Dorohoi et ainsi je sortis avec ses amies. Néanmoins, il y eut assez d’événements pour que mon séjour ne soit guère monotone:

Une fois, j’allai à Suceava, ou je rencontrai d’autres parents: ma tante Rahila et son mari, ma cousine Geanina avec son conjoint Cornel et leur bébé, Iedida; mais aussi Geta et Costel. Ma filleule n’était pas là. Ce fut un passage assez court par Suceava. Mais peu de temps après, je reçus, à Dorohoi, la visite de Anca… quelle surprise! non pas sa visite, mais les changements que ma filleule présentait: beaucoup plus haute que l’année précédente, on n’aurait pas dit qu’elle avait 12 ans. Odeta vint aussi dans la ville natale; Minica aussi, elle passa chez nous… Où étais-je? Oui, à l’animation spontane de notre maison, au moment où ma soeur et ma filleule y étaient présentes. Après quelques jours ensemble à Dorohoi, on partit tous ensemble pour Câmpulung, chez Madalina, l’amie d’Odette. Il s’ensuivit des balades montanes, moins ou plus dures. Moara Dracului pour le début; poutrant on rentra en char tiré par chevaux. Rarãu le troisième jour; on marcha 25 km ce jour-là! mais il valut la peine… quand pourra-t-on encore réciter Shakespeare sur Piatra Soimului?

Oui, on cherchait des occasions pour quitter Dorohoi. On voulais aller à la mer, j’étais très décidé à le faire, n’importaient pas la méthode ou les accompagnants. Finalement, les frères Zait dirent oui et nous voilà un samedi en voiture, très déterminés de ne plus nous arrêter qu’à Mamaia. Partis à 6h, nous entrâmes à 16h dans Constanta et nous casâmes. Peu plus tard, nous fûmes dans Mamaia, la perle du litoral roumain. Quelle station! c’était pour la première fois que je sentis que dans ce pays les choses bougeaient. Des palmiers parsemaient la falaise et les allées. Les plages étaient emménagées. Les hôtels - paints.

Je promets une continuation.

Non plus de vers

Je me sens soulagé: mon ordinateur me semble bien nettoyé :-) Oui, je viens de conclure le jour du dévirussage par une victoire sur ce ver, Blaster ou Welchia… Et je crois que Camelia est en train de jouir pour la même raison ;-)

Mon stage commence à pourrir. Ca fait trois jours que je ne produis plus rien, à cause de l’absence du chef du service informatique. Il aurais fallu que l’on essayât de faire de petits programmes concernant l’acquisition des données, ce qui me parraissait au moins intéressant. Dommage, parce que à partir de demain je recommence à faire des mesures, électroniques cette fois.

Et les rattrapages s’approchent.

1er dimanche du septembre

Et voilà ma première page de journal.

Je suis depuis deux semaines à Polytechnique et, le stage à part, j’essaie de ne pas rater les occasions de sortir, à Paris.

Pour aujourd’hui, le premier dimanche du mois, j’ai visité quelques musées: l’atelier Brâncusi et le Musée d’Arts et Métiers. Camelia et Sorina m’ont accompagné.

Pourriez-vous imaginer une chapelle transformée en exposition d’histoire de la technique? Elle comprend de vieilles voitures, des avions déjà centainaires… Il faut que vous la voyiez - rue Turbigo, métro “Arts et Métiers”.

À partir de maintenant, on va beaucoup bloguer. C’…

À partir de maintenant, on va beaucoup bloguer. C’est chic, n’est-ce pas?

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