Fêtes et faits
Sergiu et Dorin partirent. Je restai faire seul le Noël. Bien que l’on préparât une fête au foyer, ce fut tout de même peu par rapport aux émotions qu’on pouvait éprouver en Roumanie. Et dans de telles circonstances, on ne peut finalement ressentir qu’une sorte de lourdeur déprimante.
Paradoxalement, ce fut le Noël lors duquel j’écoutai le plus de chants (je parle des colinde roumaines, qui caractérisent autant l’atmosphère de la nativité chez nous). Je les vécus cette fois si intensément! De surcroît, elle me donnèrent la possibilité d’avancer (mentalement) cette fête pour que je pusse la célébrer avec mes Roumains ; en effet, juste avant le départ de Sergiu, nous avons partagé quelques moments moins profanes.
Reclus dans ma piaule, j’attendis mon voyage vers La Plagne (Haute Savoie, non loin d’Albertville), où j’allais faire une semaine de ski. Dimanche, le 26 décembre, en matinée, je commençais mon aventure: je faisais l’autostop sur la route de Napoléon. Maintenant, quand je tâche de me souvenir de ces moments-là, je me dis: ne plus jamais faire le stop sur la nationale! À vrai dire, minces sont les chances du stoppeur sur un chemain secondaire, dans un jour férié! Incroyablement, mais le soir j’étais à Aime, et puis à La Plagne. En résumé: je débutai mes périples avec Nathalie (jusqu’à la sortie Grasse); je fus pris par un autochtone, histoire de quelques kilomètres; je continuai avec un homme à deux gémeaux de 5 ans (jusqu’à Castellane - on y était déjà en hiver), puis, après de longues attentes, avec deux personnes stylées et aisées; Digne-Grenoble dans une petite utilitaire; à Grenoble (déjà 18h) je trouvai un jeune de Montpellier qui allait au dela d’Albertville; puis un couple de professeurs m’amena à Moûtiers, un couple d’Arabes à Aime et une famille lilloise envoûtante - jusqu’à mon hôtel.
Semaine de ski à La Plagne, dans la compagnie d’Andrei et d’ex-camarades brésiliens. Le Nouvel An nous le fîment ensemble.
Le 2 janvier 2005 : l’autostop de retour. J’étais décidé de beaucoup contourner, afin d’emprunter seules les autoroutes. Trois voitures pour arriver à Moûtiers, qui s’avéra un point mort (plus qu’une heure d’essais échoués). Un couple me déposa près de Chambéry, à un péage. Là ce fut la première fois de ma vie que je me fisse légitimer, par les gendarmes. Apparemment le stop n’est-il pas permis sur l’autoroute, cela comprenant aussi les péages et les espaces auxiliaires. Chambéry-Grenoble-Valence avec un père qui reconduisait ses fils à leur domicile (lointain). Et Valence - Sophia Antipolis avec un couple simple qui m’a fortement surpris par son désir d’aider: il devait en fait s’arrêter à Aix-en-Provence. Ainsi je fis un long trajet (300 km?) le chien dans mes bras et le chat dans le dos (ils avaient des animaux)
Qu’il fut dur de se rendre le lendemain à l’école! De fait, je ne le fis pas… Ces fêtes ne sont pas toujours motivantes.
This entry was posted on Monday, January 10th, 2005 at 5:41 pm and is filed under Elliptiques. Find similar posts by selecting and of the following tags: . You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.
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