La Roumanie ouvre son marché du travail aux Français

C’était inévitable, mais cela arriva beaucoup plus tôt qu’on l’aurait cru, à seul un jour après la signature du traité d’adhésion : la Roumanie donne aux Français la possibilité de travailler dans ses usines. Et sans discriminations, comme c’est souvent le cas des étrangers en France : 110 euros/mois ;-)

Pourtant, les ouvriers qui eurent reçu cette offre ne surent pas l’apprécier à sa juste valeur. Ils la déclinèrent sans regrets, préférant probablement le statut d’assistés de l’État français. Mais je sais que la France ne se permettra pas toujours de compenser son manque de compétitivité mondiale par de l’assistance, sic!

Evolutions web : PubSub

Tim Berners-Lee, le physicien qui eut inventé le Web en 1989, dit une fois : Mon rêve est celui d’une toile dont le gros du traffic soit engendré par les machines. Les ordinateurs s’intrerrogeront entre eux est les humains n’y auront qu’une contribution de plus en plus diminuée, symbolique. À présent, plus le temps s’écoule, mieux on perçoit cette direction. Une preuve quotidienne me fut fournie par PubSub, qui questionne des millions de fils RSS à fin d’en générer d’autres, selon des mots-clés antérieurement souscrits par des humains. Voyez-vous? l’homme quiert dans un langage qui lui est propre, puis les machines collaborent pour lui offrir des réponses :-)

Une nouveauté similaire est GoogleAlert, qui lui te propose des courriels d’une fréquence préétablie avec de nouveaux résultats Google. Le critère de recherche suit la même philosophie : des mots-clés enregistrés dès le début auprès de GoogleAlert. Et pour être correct, je mentionne que ce gooooglealert n’est pas un service de Google, mais quelque chose d’indépendant, bâti sur l’API libre de ce-dernier. Ah oui! ces API (Blogger et d’autres en offrent également)
ne sont finalement qu’un des moyens qui un jour feront possible le web rêvé par Tom Berners-Lee.

Je reviens à mes vacances

Je sais, Sergiu, que je te devais quelques détails sur mon séjour à Iasi. Pourquoi cette ville moldave et qu’est-ce que j’y sentis?

Peut-être la problématique est-elle plus vaste : l’éclectisme de notre pays, un amalgame d’influences et cultures. Car on peut facilement y identifier moults espaces bien distinctifs, avec des cultures propres : la Transylvanie, la Bucovine, le Maramures, la Dobroudja… National Geographic écrivait dans les années ‘20 de la Roumanie qui venait d’accomplir son rêve grandiose d’unification : “Il y a certes plusieurs Roumanies. Autant de contrastes d’une région à l’autre!”

Mais je me limiterai à un léger parallèle avec le sud, y compris la Capitale.

Iasi est différente par l’esprit. Les gens sont plus posés, comme les autres Moldaves, d’ailleurs. Il ne se hâtent pas autant, c’était imaginable. Mais qui plus est, ils sont plus ouverts, ils n’ont pas peur d’aller vers les autres, de leur faire un bon accueil parmi eux et d’offrir leur amitié. Et ici je ne puis parler que des jeunes. Il y a tant d’étudiants qui grouillent entre le Copou et le large boulevard Stefan cel Mare - et cela ne cesse pas la nuit. Dès lors on dirait que le milieu social est fort propice :-)

A Iasi on a le sentiment que l’on se respecte plus. La suspicion fait moins partie de la nature de ces hommes. En étant plus décontractés, on n’est pas penchés vers l’agression verbale, si courante à Bucarest.

Vous direz que je suis subjectif. C’est possible. Mais j’aurai moins de chances à être catalogué si je décris juste la ville.
Iasi n’est pas une cité orientale, comme on pourrait dire de notre capitale. Car c’est une ville qui te laisse respirer et qui ne te rappelle pas à tout instant la misère de la vie quotidienne. Là, architecture et esprit s’épousent dans un alliage noble. En effet, il suffit de déambuler dans le centre civique pour se ravitailler d’un état singulier de bonheur. Je te propose, Sergiu, de descendre du parc de Copou, de passer par l’Université, puis par Piata Unirii pour finalement longer l’avenue de Stefan et arriver au Palais de la Culture. Tout comme je le fis maintes fois pendant mon séjour dans la capitale moldave. Et comme je le fus moi même, tu seras à ton tour ébahi par le nombre d’églises parsemées sur ledit boulevard, dont la Mitropolie et Les Trois Hiérarches. Tu seras également envoûté par la génerosité de l’espace, où la nature a aussi sa place. De plus, fais-le en mai, lorsque les tilleuls viennent de fleurir!

Et n’oublions la culture, promue puissamment dans cette ville toutefois pauvre! Du théâtre, de l’opéra, des expositions… une compagnie de théâtre français, avec des représentations multihebdomadaires… des centres culturels français, allemand et anglais… L’offre est tellement variée!

Sur ce, je finis sans conclure. À vous d’apprécier (ou non) ce coin de la Roumanie!

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