Je reviens à mes vacances

Je sais, Sergiu, que je te devais quelques détails sur mon séjour à Iasi. Pourquoi cette ville moldave et qu’est-ce que j’y sentis?

Peut-être la problématique est-elle plus vaste : l’éclectisme de notre pays, un amalgame d’influences et cultures. Car on peut facilement y identifier moults espaces bien distinctifs, avec des cultures propres : la Transylvanie, la Bucovine, le Maramures, la Dobroudja… National Geographic écrivait dans les années ‘20 de la Roumanie qui venait d’accomplir son rêve grandiose d’unification : “Il y a certes plusieurs Roumanies. Autant de contrastes d’une région à l’autre!”

Mais je me limiterai à un léger parallèle avec le sud, y compris la Capitale.

Iasi est différente par l’esprit. Les gens sont plus posés, comme les autres Moldaves, d’ailleurs. Il ne se hâtent pas autant, c’était imaginable. Mais qui plus est, ils sont plus ouverts, ils n’ont pas peur d’aller vers les autres, de leur faire un bon accueil parmi eux et d’offrir leur amitié. Et ici je ne puis parler que des jeunes. Il y a tant d’étudiants qui grouillent entre le Copou et le large boulevard Stefan cel Mare - et cela ne cesse pas la nuit. Dès lors on dirait que le milieu social est fort propice :-)

A Iasi on a le sentiment que l’on se respecte plus. La suspicion fait moins partie de la nature de ces hommes. En étant plus décontractés, on n’est pas penchés vers l’agression verbale, si courante à Bucarest.

Vous direz que je suis subjectif. C’est possible. Mais j’aurai moins de chances à être catalogué si je décris juste la ville.
Iasi n’est pas une cité orientale, comme on pourrait dire de notre capitale. Car c’est une ville qui te laisse respirer et qui ne te rappelle pas à tout instant la misère de la vie quotidienne. Là, architecture et esprit s’épousent dans un alliage noble. En effet, il suffit de déambuler dans le centre civique pour se ravitailler d’un état singulier de bonheur. Je te propose, Sergiu, de descendre du parc de Copou, de passer par l’Université, puis par Piata Unirii pour finalement longer l’avenue de Stefan et arriver au Palais de la Culture. Tout comme je le fis maintes fois pendant mon séjour dans la capitale moldave. Et comme je le fus moi même, tu seras à ton tour ébahi par le nombre d’églises parsemées sur ledit boulevard, dont la Mitropolie et Les Trois Hiérarches. Tu seras également envoûté par la génerosité de l’espace, où la nature a aussi sa place. De plus, fais-le en mai, lorsque les tilleuls viennent de fleurir!

Et n’oublions la culture, promue puissamment dans cette ville toutefois pauvre! Du théâtre, de l’opéra, des expositions… une compagnie de théâtre français, avec des représentations multihebdomadaires… des centres culturels français, allemand et anglais… L’offre est tellement variée!

Sur ce, je finis sans conclure. À vous d’apprécier (ou non) ce coin de la Roumanie!

This entry was posted on Monday, April 4th, 2005 at 12:51 pm and is filed under Elliptiques. Find similar posts by selecting and of the following tags: . You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.

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