"Today is your lucky day"
Ce sont les mots de l’opérateur de British Airways quand j’ai sollicité des détails sur ma place dans l’avion. En effet, j’étais très inquiet avant de ne m’embarquer pour Los Angeles. Un vol trop long, de 11 heures, liait Londres de ma première destination américaine , et je ne désirais pas me retrouver dans un espace infime, où il m’était physiquement interdit de bouger mes jambes jusqu’à l’atterrissage.
“Vous allez boire du champagne et avoir un très bon temps. Parce que, faute de place, nous vous avons mis en première classe.”
En conséquence, après ce court intermezzo à Londres Heathrow (où je vis plus de bouttiques de whisky que je n’en eus pas vues précédemment), je mis le pied dans cet oiseau géant qui devait traverser l’Atlantique. L’espace que je découvris était presque intime, mais très généreux avec ses occupants. Avant même de décoller, j’entrai dans une ambiance de bien-être : la musique classique en sourdine, le stuard me proposait du champagne et du vin.
Un service de cinq étoiles, il faut le reconnaître! Les mets exquis (saumon, masala, excellents sandwiches) et les boissons (des vins de partout ; j’optai toutefois pour la crème de cassis et des rafraîchissantes) étaient servis les uns après les autres par des aristos.
Siège totalement rabbattable, écran plat et une vingtaine de chaînes, télécommande-téléphone, maints canaux radio, de l’espace, tout était de bon augure. Je dormis beaucoup et je n’eus pas le temps de sentir l’écoulement des 11 heures.
À Los Angeles, j’ai dû passer par plusieurs filtres : le service d’immigration, le scannage des bagages (on m’a confisqué le sandwich ; comme c’est bien que je n’aie pas déclaré le chocolat noir de British Airways!) et la remise des bagages pour le vol suivant (LA - San José). Ensuite une autre queue et un filtre de sécurité, puis l’attente du prochain décollage. Pleine nuit en Europe, plein jour en Californie ; néanmoins, je n’étais point fatigué. J’atterris à San José à 19h30. America, bine te-am găsit!