Je viens de participer à une soirée de l’entreprise de Nic, BEA. En fait, ce n’était pas une soirée officielle, mais une java organisée par un employé. Vice-directeur, plus précisément… mais l’hiérarchie est presque inexistente aux États-Unis. Bref, par un guiq, Vittorio
Est-ce que vous vous souvenez des films américains où les clans s’amusaient à des soirées ayant lieu sur des pelouses bien tondues, non loin d’une grande maison? Où la musique était produite par un groupe concertant sur une scène? Bien sûr…
Ne pas insistant sur le décor (cour grande, scène installée sur la piscine) ou les bonnes focacce con zucchini, je vous dirai ce que je pus voir et écouter : notre guiq italien chantant Mustang Sally, avec son groupe, Jam4Dinner. Cela équivallut à Tu non sei americano transformé en I am so American
* guiq,-uette = (nom) personne passionnée par la technologie informatique, souvent possédant un comportement spécifique ; synonime partiel: haqueur ; étym. geek (anglais).
J’envisageais d’écrire sur la nourriture américaine, qui souvent n’est pas des meilleures. Je pense surtout aux magasins alimentaires. En effet, Safeway n’est ni trop varié, ni bon marché ; mais ça avait l’air d’être un standard. Comme, entre temps, j’ai entendu parler de Trader Joe’s, fort apprécié par Européens et Américains, mon attitude négative n’a plus de sens. J’ai donc un magasin d’où faire l’approvisionnement 
Après avoir guetté quelques jours la craigslist, je suis parti un soir récupérer un lit de Sunnyvale. Ce fut aussi l’occasion d’éprouver les sensations que te peut procurer une camionnette américaine Dodge (celle de John, mon colocataire). Quelles sensations? vous allez me demander. A vrai dire, moi non plus je ne m’attendais à rien de spécial. Mais tout de même, c’est étrange. D’abord j’avais l’impression qu’on roulait très doucement et que le moteur peinait un peu ; ensuite je me suis rendu compte que, depuis la hauteur où j’étais installé, tout semblait plus petit, y compris la vitesse…
Je m’emparai d’un sacré lit de grande taille, sur lequel pourront se reposer non une, mais 3 personnes
C’est ce qu’ils appellent queen size : 2 x 1,5 m². Parce que ici, la taille compte.
On m’avait demandé des détails sur les gens avec qui je travaille. Ce sont des passionnés! Par exemple, le directeur est le type de personne toujours capable de s’amuser, après une journée chargée de rendez-vous avec les investisseurs, à assembler un ordinateur pour le stagiaire qui va arriver. Deuxièmement, nous sommes beaucoup de francophones. Heuresement, sinon nous n’irions pas chaque jour déjeuner!
De mes expériences sur la nourriture locale et les magasins alimentaires, je parlerai dans le billet prochain.
Peu avant de venir ici, on m’avait réservé une chambre d’hôtel. Je m’attendais à quelque chose de standard, qui ne dépasse pas les prix communs (60-80$/nuit). À peine atterri sur le sol américain, je me dirigeais en voiture vers cet hôtel de Campbell, non loin de mon entreprise. On l’a même raté la première fois (trop inhabituel pour un hôtel?). À l’accueil, tout s’annonçait fort agréable. Une fois entré dans la chambre, l’étonnement a commencé à s’installer. Grande surface, lit triple à six taies d’oreiller, cuisinette avec microondes et vaisselle, une très belle salle de bains, climatisation…
Mes découvertes se multipliaient chaque jour : salle de gym, service de chambre (nettoyage, aspirateur, changement des 8 serviettes présentes dans la salle de bains…). Hier soir j’ai fait même du jacuzzi! Apparemment, “this is your lucky day!“ qu’on m’avait adressé avant mon embarquement restera-t-il valable chaque jour de mon aventure américaine
Bien sûr, la réservation est limitée à une semaine. J’ai commencé la chasse aux maisons lundi et j’ai aussi visité quelques endroits. D’abord une maison à Campbell : locataires sympatiques, mais espace limité de voitures rouillées collectionnées par le chef du logis
Le gazon ne poussait plus dans sa cour, parce que les mauvaises herbes l’avait envahie lors d’un voyage européen (ledit maître des lieux était parti acquérir des VW anciennes en Allemagne).
Ensuite j’ai vu un réduit dans l’appartement d’une Campbelloise. C’était très joliment aménagé. Dommage qu’elle n’ait pas eu de connexion à Internet!
Puis je me rendis avec Nic à San José pour voir une ancienne maison victorienne. Belle et grande, elle comptait 11 chambres (locataires)! Et ce n’était pas loin du centre de la ville et de l’université (SJSU).
Enfin, j’ai trouvé ma future maison. Assez grande, dans un quartier tranquille de Campbell, des magasins à quelques enjambées, piscine et oranger dans la cour. 4 colocataires : moi, Ricky (le propriétaire), Caroline et John, tous à 23-25 ans. J’ai presque emménagé.
Un premier jour tellement enrichissant! Je vous devais quelques phrases…
Je me suis réveillé à 8h, sans donc sentir quelque effet de décalage horaire. Je profitai ensuite de l’aménité séduisante de ma chambre d’hôtel, mais c’est déjà une autre histoire, à laquelle je devrai dédier un billet à part. J’ai contacté Alex, un ancien copain moldave que je n’avais pas vu depuis quatre ans, quand il est parti faire ses études à MIT. À midi, il était chez moi et allait me prendre en vadrouille par les coins de Silicon Valley.
On entama l’aventure par une descente chez lui. On continua, avec son colocataire (Dumi), par de nombreux endroits. D’abord le déjeuner à Denny’s (c’est moi qui voulus choisir un restaurant américain typique). Puis de passage par l’entreprise d’Alex et Dumi, une firme d’ailleurs très peu connue et dont les produits sont presque inutiles : Google :-)) Stupéfié par ce que j’ai pu y voir, je vais vous en mentionner quelques éléments : grand espace avec frigidaires remplis de boissons et nourriture, cafétéria où on mange gratuitement deux fois par jour (une bonne affaire pour la compagnie, qui peut ainsi bénéficier de gens qui travaillent jusqu’à 22h), piano (j’ai vu quelqu’un qui en jouait), deux écrans plats de 19′ par ingénieur, toilettes qui te lavent les fesses (cependant, je n’ai pas essayé cette fonction), terrain de sable et le filet de volley assorti, lumière et couleurs, de l’espace, un écran de plasma avec un globe terrestre sur lequel on pouvait voir des points lumineux dont l’intensité représentait le nombre correspondant de requêtes (leur couleur c’était la langue)… J’en garde une autocollant Google visitor, avec mon nom.
Plus tard, j’étais à Berkeley pour cause d’un barbecue roumano-américano-indien. La majorité des participants avaient des rapports avec l’informatique. En discutant avec diverses personnes, je me suis rendu compte que je n’avais pas eu tort de venir ici.
On conclut la soirée à Palo Alto, où j’ai réussi à entrer sans ID dans les discothèques. Ma carte d’étudiant française m’a servi là de passe-partout
Au fait, j’ai pu voir ce soir-là deux poursuites de voitures : l’une était sur les rues de Palo Alto, j’ai entendu une auto en vitesse et vu passer deux voitures de police ; l’autre était sur l’autoroute et tout ce que j’ai observé fut l’hélicoptère déplaçant sont gros rayon avec une certaine rapidité 
Le premier cliché américain dont je garde l’impression est la grosse camionnette blanche que j’ai vu rouler sur la route parallèle à la piste d’atterrissage. C’était la seconde même où l’avion atteignit le sol des EU. Los Angeles! America!
Je poursuivis mon chemin jusqu’à San José, où m’attendait Nic, vieux camarade roumain qui, lui aussi, avait quitté la France pour se faire une vie sur la terre promise. Aéroports plutôt mal conçus, compagnies aériennes moins bonnes que British Airways (c’était inévitable, n’est-ce pas?
, mais tant de nouvelles choses à remarquer! La clime douce de Los Angeles en fut la première qui m’ait bien surpris… je la redécouvris à San José, où, le vent dans ma crinière, j’observais le paysage routier depuis la Toyota de mon ami.
L’Amérique c’est de l’espace. Les rues sont tellement larges! Les maisons, surtout en Californie, sont disposées à l’horizontale. Les centres commerciaux sont bien entretenus et gardent un peu de l’esprit mexicain d’antan que cette région connut ; en effet, leur architecture et les couleurs en font souvenance. Les palmiers sont plus rares que je n’espérais, sans pour autant manquer.
Parce que je parlais de voitures, il faut ajouter qu’elles sont d’habitude grandes. Sinon, elles sont indispensables. Mais il me paraît que c’est vraiment facile de les conduire : y contribue non seulement la boîte de vitesses automatique, mais aussi… l’espace!!!