Action de Grâce

C’est le nom francophone (québécois) de la Thanksgiving. Ou de la journée où l’on mange beaucoup, comme à Noël en Roumanie ou en France. Mais au delà de la nourriture (merci encore à mon patron d’avoir organisé cette fête chez lui, jeudi), qu’est-ce que ce jour a apporté de nouveau?

Les premières pluies, d’abord. Bien que leur odeur initiale fût celle des averses estivales, elles ont vite acquis une touche plus morose. D’accord, il ne faut pas croire que le temps s’est totalement détérioré - c’est juste comme en début d’automne ailleurs.

Ensuite, l’accoutrement que les centres commerciaux ont compris afficher. Visuel ou sonore. En effet, dimanche j’ai dû entendre mille fois les mots Santa Claus ou Christmas. Sinon, les maisons commencent à être décorées de guirlandes de peties lumières et de personnages de saison.

Quant à l’ambiance au travail, à part les maintes tâches accumulées, je remarque des changements : on signe des cartes de voeux, on admire Christine - une des artistes - portant un bonnet rouge…

Le plus marrant podcast que j’aie jamais écouté

Il s’agit d’un discours tenu par Joe Liemandt à Stanford, le mois dernier. Vous le trouverez sur cette page, avec la biographie de ce PDG fondateur d’entreprise. Lien direct vers le podcast (mp3).

Oceano mare

Oceano mare, d’Alessandro Baricco. C’est le livre dont on me parla une nuit d’été sur les cimes sarrasines de Gourdon. Je ne rencontrai plus Giulio Cesare Giorgini, qui me l’avait alors révélé et chaleureusement recommandé. Moi j’allais partir pour l’Amérique, lui dut finalement rejoindre son pays transalpin…

Des mois s’écoulèrent, mais ce roman tant apprécié se trouve toujours sur ma liste de bouquins à acquérir. Je le vois sur amazon.com, mais hors de prix : un exemplaire usé coûte 36$, tandis que en Europe on pourrait l’acheter neuf pour 6€. Et je le veux bien, que ce soit en italien (piutosto) ou en français! Et voilà, vous savez maintenant ce que j’aimerais comme cadeau de Noël :-)

Après la fête

Cette fin de semaine, j’ai finalement vu ce que l’on m’avait promis autant : une partie dans notre maison. La raison fut le retour d’Irak d’un bon ami de Guitar John. Eric y a passé un an, en combattant en maints endroits pour finalement tarder dans le Kurdistan irakien, où il devait protégér les fermiers arabes des kurdes revendicateurs. Mais sa rentrée n’a pas été immédiate, car il a dû passer 6 mois en Europe, avant de ne trouver une belle Italienne friande de connaître un guerrier américain et son pays.

Je n’avais jamais vu autant de gens que ce soir-là. Le décor les aidaient à se détendre : la piscine était éclairée intérieurement, du barbecue à gaz suintaient des graisses animales, le tonneau de bière était à la portée de tous…

Que cela arrive plus souvent! (Il reste encore pas mal de soldats en Irak…)

Culture de starteupe

Quand le lancement approche, l’horaire quotidien des employés se dilate exponentiellement. Ce comportement est dû aussi à la délimitation diffuse employé/propriétaire, car presque tous détiennent des actions ou au moins des options.

Ce n’est pas mon cas, ce qui ne m’empêcha cependant pas de prolonger mon programme jusqu’à des heures inouïes. Ainsi cette semaine je quittai mon poste tantôt à minuit, tantôt à 22h… L’échéance étant fixée pour hier (cela équivaut à ce matin), la plus longue journée de travail du dernier mois prit fin peu avant l’aube. En effet, on éteignit les lumières à 4h, les tâches bien accomplies.

Par conséquent, je me réveillai aujourd’hui très tard et j’eusse probablement dormi davantage si la faim ne m’eût pas rongé l’estomac. Je daignai adoucir ce discomfort physiologique avec un petit déjeuner frugal, aussi le malaise ne tarda-t-il pas à se réinstaller. Que faire alors? Cuisiner des lasagnes, comme prévu? Non, je vais vite courrir au traiteur du coin : Taco Bell!

The City

Ici, dans la Baie, San Francisco a un second nom : the City. Bien que San José soit plus peuplé, la seule commune qui mérite ici le statut de grande ville est, paraît-il, San Francisco.

J’ai essayé hier d’aller dans la Cité. Ce n’est ni difficile, ni facile, parce qu’il y a des trains qui sillonnent sillent dans la contrée. Oui, sillent, vu qu’ils ne sont même pas électriques. J’ai dû donc combiner des trajets en vélo et en train, par conséquent à la fin de la journée j’avais accumulé environ 35 km cyclés (Campbell - Santa Clara plus une partie de la balade dans SF).

Et maintenant quelques récompenses de mon audace…
Je me suis perdu deux fois, ainsi ai-je pu découvrir Chinatown et le quartier italien, puis l’océan caressé des lueurs du Bay Bridge. Je me sentais en Europe quand j’entendais de la musique italienne des restaurants bondés de monde, j’aurais dit que j’étais en Asie quand je voyais l’inscription “看 look” peinte en début des passages piétons.

J’ai également remarqué la patinoire, récemment installée non loin de l’océan. Bien entendu, la moitié des gens qui s’amusaient sur la glace était habillée en t-shits. Et les réflectoires illuminant la surface gelée se trouvaient sur des palmiers.

Permis de conduire : raté

Et s’ensuivit l’examen de conduite. Je fis ma course dans une Pontiac Firebird, rouge, décapotable, dans la circonscription de Santa Clara. Je ne sais pourquoi on me refusa le permis, vu que, dans les 10 minutes dont je disposai, j’essayai de démontrer - par tous les moyens - les qualités exceptionnelles du tandem homme-machine dont je faisais partie. Si cette épreuve eût eu lieu en France, elle eût ressemblé à ceci. En bouclant cette minividéo, je me rends quand même compte que je tournais en effet trop largement. Il faudra alors que je m’avère plus ferme la prochaine fois, sinon je ne réussirai toujours pas à impressionner mon examinatrice!

[Merci aux Chroniques d'une fraise pour le tuyau.]

Vivre dans le garage

Entouré par des antiquités, la porte glissante totalement ouverte, je respire la lumière douce de l’automne californien. Un oscilloscope, une planche à neige, une vieille moto à laquelle s’agrippe mon vélo rouge, des feuilles jaunes tombées de l’arbre qui s’incline devant notre maison, deux glacières immenses que Ricky emporte à ses matchs (go Oakland!), une tondeuse d’herbe, la machine à laver et le sèche-linge, des rangées, du mobilier qu’on n’utilise plus, le canapé sur lequelle je suis assis… quelque part, caché, le narcotube de John, paré d’une tête de zombie. Dehors, de l’autre côté de la rue, j’apperçois d’autres garages, ouverts aussi largement que le mien. Leurs locataires grouillent autour de leurs 4×4 (trois maisons je vois depuis mon canapé, trois camionettes aussi)… Des arbres tantôt verts, tantôt jaunes, une brise ni fraîche, ni chaude, le bruit de mon sèche-linge et parfois celui de mon trillian.

Halloween

Au moins aux États-Unis, le concept de passage à l’heure d’hiver a une justification raisonnable : la nuit de Halloween commence plus tôt et les enfants ont plus de temps pour faire leur tour de quartier. Cette soirée ne fut pas dépourvue d’amusement. Les gamins qui sont venus cogner chez nous en firent partie. Les décorations extérieures que j’ai vues quand je suis rentré à la maison - également. Non seulement des citrouilles lumineuses, mais aussi d’autres accessoires, dénotant plein d’humour… par exemple, des crânes souriant, illuminant l’allée qu’ils bordaient.

Les costumations ne s’arrêtent bien entendu pas aux enfants. Même la fontionnaire de Bank of America qui m’a servi aujourd’hui était accoutrée, en… sorcière.

L’esprit du Halloween est si fort ici, qu’on n’arrive plus toujours à distinguer ce qui est festif de ce qui ne l’est pas. Peut-être avez-vous déjà lu cette dépêche :-)

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