Premier vol raté et un autre jour de 33 heures
Comme j’ai envie de vous parler de mes vacances sud-américaines, j’entamerai mes récits sans avoir pu poster des photos pour cause de connexion Internet moyenne. En effet, j’ai pris beaucoup de photographies et je voudrais bien en partager, mais pour l’instant je me contente de l’idée que ça va venir, bientôt.
Pour intéressant que mon voyage ait été, je vais donc commencer par sa fin : le retour de Curitiba à Paris et ensuite à San Francisco. 2 vols transatlantiques, dont le dernier fut repoussé d’un jour. Pourquoi traversai-je deux fois l’océan? Tout simplement parce qu’un seul vol aurait coûté quelques milliers de dollars de plus.
Il y a une semaine, j’étais dans l’aéroport de Curitiba avec Juliana. Elle partait pour Porto Allegre, moi pour Paris via São Paulo. Le lendemain à midi, j’étais de nouveau en France ; je me dirigeai vers le 16e, où Alex concluait son expatriation. Je devais repartir un jour plus tard… et c’est ça que j’ai tenté. Mais…
Après un trajet assez lent en métro, je suis arrivé à l’aéroport Charles de Gaulle. Il était midi, mon départ était prévu pour 1h. Dès que je sortis de l’espace RER, je fus arrêté par deux personnes en civil - la police de la douane. Ils me sollicitèrent le passeport, le billet d’avion, ils me posèrent plein de questions sur le but de mon séjour aux ÉU et ensuite sur le contenu de mes valises. Mais ils ne se contentèrent pas si facilement : une fouille de bagages s’ensuivit.
Je me rendis aussi vite que possible à la station de bus pour mon terminal. Je constatai que la navette venait de passer. En attendant, qui vis-je dans la station? Les mêmes policiers-douaniers, simulant une attente inoffensive.
J’arrivai à 12h25 à mon point d’enregistrement. C’était vide. On m’a ensuite refusé l’embarquement, pour cause de procédure clôturée. Au guichet d’United Airlines, situé à 10m, je pus obtenir un billet pour le lendemain, sans charges supplémentaires. Il fallut donc que je revinsse le lendemain matin, mais non seulement : je dus prévenir mon patron.
Après une seconde nuit chez Alex, les souvenirs du Brésil dans la tête et la mauvaise conscience pour mon retard, me revoilà au guichet d’UA, où je reçus la confirmation du billet. A priori, j’aller arriver plus tard à San Francisco. Finalement, lors de ma courte escale à Washington, je pus avancer mon vol final, en passant par une liste d’attente.
Ce jour-là, je compris pourquoi l’enregistrement avait été fermé si tôt (45 minutes avant le départ prévu, 1 heure avant le départ effectif) : je passai par 9 filtres. Une sorte d’entretien d’immigration au début, puis l’enregistrement du bagage de cale multiplié par deux (on me fit faire deux bagages, car celui initial, qui n’était qu’un, dépassait le poids admis), divers contrôles de documents en voie vers la porte d’embarquement, deux contrôles de bagage à main et corporels, parce que j’osai aller aux toilettes…
Après l’escale à Washington, j’arrivai à l’aéroport de San Francisco avec 100 minutes de retard. C’était pourtant négligeable par rapport aux 33h que conta ma journée transatlantique. Par contre, le temps pluvieux de la Californie contrastait fort avec le décor tropical que j’avais quitté dimanche.
This entry was posted on Sunday, April 16th, 2006 at 11:05 pm and is filed under Elliptiques. Find similar posts by selecting and of the following tags: . You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.
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