Aux ÉU, presque tout le monde aime négocier. Ceux qui ne l’aiment pas haïssent quand même les prix fermes. Tout doit être flexible et en recherche de consensus. Mais les moyens employés pour arriver à cette fin peuvent s’avérer au moins originaux.
Mon départ de la Vallée m’a offert l’occasion de débattre plein de prix, cette fois en tant que vendeur. J’ai déjà vendu table et chaises, canapé, petit sofa et… ma voiture. C’est bien ce dernier objet qui m’a surpris par ses négociations afférentes.
Il s’agit d’une cliente qui, cette fois-ci, n’avait pas l’air de toucher quotidiennement à la technologie comme nous, la majorité guiquissime de la Baie. Jeune, éduquée, coréenne de souche, elle voulait acheter ma voiture, mais seulement après avoir fait baisser le prix. Dans ce jeu de “ça vaut davantage, parce que…” - “je paie autant et je la récupère avant ton départ”, elle vint avec une idée insolite : elle m’offrirait en bonus une souscription gratuite pour un jeu aux cyborgs, en ligne!
Oui, c’est la Vallée : si on ne code pas pour une entreprise informatique, alors on travaille sûrement dans la division de marketing d’une firme de jeux…
C’est depuis lundi que je chôme. Mon travail aux États-Unis étant fini, je vais bientôt rentrer en Europe. Mais d’abord je dois vendre mes affaires, y compris ma voiture, et libérer mon appartement.
Jeudi prochain je serai en train de voyager vers Washington DC, après quoi je visiterai Boston et New York. Mon retour en Californie s’annonce aussi intéressant.
Par conséquent, le 10 octobre j’atterrirai à Paris. Attendez-moi donc à Charles-de-Gaulle, des fleurs dans les mains.
Parce que blog sans images, ce n’est pas si attractif. Ce n’est intéressant ni pour les lecteurs, ni pour le blogueur. Or Flickr, où j’avais l’habitude de mettre mes photos, efface (ou plutôt rend invisibles) les anciennes, ce qui m’ennuie si fort!
Pour l’instant, je n’ai pas trouvé un service qui puisse remplacer Flickr. Et bien sûr, je ne veux en acheter un compte pro. Vous devez comprendre ma sensation de client trahi.
Parce qu’il nous fallait un évier, Steve a contacté un plombier. Ce n’était pas difficile de percevoir un certain accent dans les paroles de notre prestataire. Mais point étonnant, puisque plus de 56% des Californiens ont des accents (34% Hispaniques en 2003 et plus en 2006 ; 60 langues parlées dans la Silicon Valley).
Mais cet accent m’a particulièrement intrigué. Notre ouvrier était blond, sa peau - blanche, son accent - slave. Il ne me restait que de vérifier le mythe du plombier polonais, si connu en Europe!
“Je suis iranien”, dit le plombier. Ce ne fut pourtant pas la fin de notre discussion, mais le début. Il m’a ensuite posé des questions sur ma nationalité, notre entreprise etc. Il était très curieux d’ailleurs. Et d’avouer ensuite qu’il avait jadis travaillé dans une compagnie de défense et qu’il détenait un degré de mastère en mathématiques!
“Et pourquoi pratiques-tu ce métier”?! je retorquai.
“Tu vois, ainsi il ne faut plus attendre 4-5 ans pour que l’entreprise entre en bourse et que l’on puisse échanger ses options et vendre ses stocks. Par exemple, je viens de bâtir une grosse maison dans Los Altos et j’espère d’obtenir 4,5 millions… j’aurai donc un million de profit”.